Le Lycée Français Saint-Michel organisait pour la 9e année consécutive le concours de contes « Mise à jour ». La remise des prix s’est déroulée mercredi 13 mai dans notre école. Les trois élèves arrivés en tête, ceux ayant reçu une mention étaient invités ainsi que leurs professeurs.
Nous remercions sincèrement les membres de notre jury qui nous ont apporté leur soutien tout au long de l’année : Madame Melisa Kesmez, autrice de nouvelles, Monsieur Fuat Sevimay, auteur de nouvelles, et Madame Dilek Büyük, conteuse.
Les contes ne sont pas réservés qu’aux enfants. Les adultes s’en nourrissent également. Les menkıbe (récits de vertus) issus de la tradition soufie, les légendes qui circulent de bouche à oreille, ne sont-elles pas aussi des formes de conte ? Ils éduquent le cœur de l’adulte, nourrissent son esprit et apaisent son âme.
L’homme moderne pense avoir abandonné les contes, alors qu’il les vit seulement sous des formes transformées. Les contes d’aujourd’hui se cachent dans les gratte-ciel, les écrans, les miroirs. Les dragons ne produisent pas la peur, mais l’indifférence. Les tyrans n’y portent pas de couronne, mais des costumes. Quant aux fins heureuses, elles ne sont plus une récompense, mais un questionnement.
Pour les adultes, les contes n’apportent plus l’espoir, mais proposent une prise de conscience. Ils ne promettent pas que « Tout ira bien », mais assurent : « Tu peux faire face à tout ». Les contes ne sont donc pas une fuite, mais un retour.
Et peut-être que l’illusion principale se résume en une phrase : « Les récits prennent fin avec l’âge adulte ».
Mais c’est une croyance… En réalité, les récits continuent de nous habiter mais c’est nous qui cessons de les écouter. Pour les réactiver, il nous faut ralentir, tendre l’oreille et regarder courageusement dans le miroir.
Grâce à ce concours d’écriture, nous avons découvert de nouveaux auteurs en herbe, qui ont eu le courage de prendre la plume et de remettre des récits ancestraux au goût du jour.
Mille mercis à tous les élèves qui sont venus apporter leur touche personnelle grâce à leurs fictions.
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